Un nouveau titre pour Marcel Grelet: « Mi Abuela, muse de Jean Giraudoux », EM Edition

On peut être écrivain-paysan et s’intéresser à d’autres sujets que l’agriculture ou la nature.
On le savait déjà, cet ancien éleveur est particulièrement attentif à l’Être humain, qu’il sait dépeindre avec tendresse et sensibilité dans sa complexité.

L’occasion d’une rencontre à Barcelone avec l’héritière de la mémoire de celle qui fut la muse de Giraudoux va l’entraîner et nous entraîner dans une aventure de Paris à Buenos-Aires, d’Argentine en Hollande et d’Espagne en France puis au Royaume-Uni… à travers la biographie de trois femmes hors du commun, avec, en filigrane, les peintures de Jongkind et les textes de Giraudoux.

Pour commander contacter :

ELLA éditions 42 route de Chavannes 28330 Lèves

Diffusion des mots 85600 Montaigu.

Premier avril

Un poisson, un oeuf, un lapin… ou un joli texte de notre très cher Charles Briand?
Joyeuses Pâques!

LA   BEATCANNE

De ses parents elle a hérité ses origines. Graminodiacée, elle allie les avantages de la racine de la betterave et ceux de la tige de la canne à sucre : Enracinement fasciculé entourant un gros pivot. Etagement des feuilles sur une longue tige. Et un potentiel photosynthétique cumulant celui de ses deux parents.

Le plus drôle c’est qu’elle a été « inventée » par un Français au XIXe siècle. Un de ces hurluberlus en mal d’aventure, parti en Amérique Centrale pour accompagner Ferdinand de Lesseps, le vieillard aventureux décidé à creuser un canal à travers la montagne pour faire passer les bateaux de l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique sans passer par le Cap Horn. Qui ne connaît le canal de Panama.

Hybridation fortuite?… Ou coup de génie d’un homme simple?… La Beatcanne s’est révélée dotée de qualités végétatives extraordinaires. Résistante à toute agression (habitude prise sous les tropiques) elle peut pousser aussi bien en limite du désert torride, que démarrer sous la neige, (comme dans la Cordillère des Andes). C’est dire l’étendue de son aire de production dans les deux hémisphères..

Elle était restée discrète en raison de sa stérilité florale congénitale. On est donc obligé de la multiplier par provignage, ce qui n’est guère réalisable en grande culture. Mais la multiplication in-vitro a levé cet obstacle. Des milliers de petites écailles élevées en éprouvette, puis racinées en micro-godets, se retrouvent plantées en plein champ tout comme des laitues, des tomates ou des melons. Désormais les matériels sont prêts, les techniques sont au point, la protection phytosanitaire sans graves exigences agropharmaceutiques et plus  rien ne s’oppose à ce que la culture de la beatcanne s’étende rapidement. Attendons-nous à la voir apparaître chez nous, pour changer, et nos paysages, et nos habitudes.

Multipliée par deux, la production saccharine va satisfaire la demande en sucre de bouche et en sucre industriel. Mais l’exceptionnelle richesse des jus va permettre d’obtenir l’éthanol, cet alcool destiné à la fabrication de l’E.T.B.E. (Ethyl-Tertio-Butyl-Ester) que les motoristes utilisent pour maintenir les indices d’octane des carburants sans adjonction de plomb. C’est dire que notre facture pétrolière sera réduite d’autant, et que l’écologie y trouvera son compte.

D’autre part on vient de découvrir que les pulpes résiduelles peuvent fournir des tensio-actifs, détergents naturels qui remplaceront avantageusement les phosphates dans les lessives. Ce qui n’enlèvera rien à la valeur alimentaire des pulpes que le bétail continuera à utiliser nature, surpressées, ou déshydratées.

Enfin le feuillage pérenne de la beatcanne pourra être utilisé toute l’année pour nourrir les salmonidés des élevages piscicoles. Les truites produites en un temps record sont très recherchées par les gastronomes pour leur goût très proche des truites de rivière. De quoi ravir tous les gourmets.

Ainsi donc, si la beatcanne bouleverse nos habitudes, ses avantages sont tels que nous nous prêterons  de bonne grâce aux changements qui nous seront imposés. La preuve ?

Nous nous sommes  bien habitués à la production de fèves pour la galette des Rois. Pourquoi n’arriverions-nous pas à nous habituer à la beatcanne pour le Poisson d’Avril ?…

Charles  BRIAND
Cousin de la beatcanne à jus.

L’AEAP au Salon de l’agriculture

Forte mobilisation de nos auteurs pour soutenir l’AEAP au Salon de l’agriculture.

Une dizaine de membres de l’AEAP ont fait le déplacement à Paris pour participer au conseil d’administration du 2 mars, dans les locaux de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture mis à notre disposition.
Le soir nous nous sommes réunis avec parents et amis au restaurant branché « Mon Coco », place de la République, pour une soirée des plus conviviales qui nous a permis de faire connaissance avec 2 nouveaux adhérents: Souaïbou Fofana et Michel Marloie.

Le lendemain, nous nous sommes retrouvés au Salon de l’agriculture où 5 tables de dédicaces nous étaient offertes sur le stand du Mouton vendéen, au cœur du Hall1 consacré au bétail, le plus fréquenté du Salon. Par ailleurs, l’AEAP était présente sur le stand de l’Enseignement agricole public (APREFA), espace que nous avons eu le plaisir de partager avec les élèves du Lycée agricole de Cibeins, près de Lyon, auteurs d’une BD sur l’histoire de cet établissement qui fêtera ses cent ans du 8 au 10 mai prochain. Son directeur, Monsieur Couvez, nous a promis de faire adhérer son lycée à l’AEAP

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Michel Boudaud communique

Vien de paraître: Demain, sans doute, il fera beau, de Michel Boudaud
L’accouchement a eu lieu le 5 mars. Le bébé pèse 282 grammes de poèmes et chansons suivis de « Hors-champs », lettres de Gustave Boudaud de 1914 et 1915 (mon grand-père)
Je serai au « Printemps du livre  » à Montaigu le 13,14 et 15 Avril, sinon, pour ceux qui souhaiteraient, l’acquérir, il suffit de le commander sur mon site ou même par un simple mail; il est au prix de 12  euros  auxquels il faudra rajouter 4  euros de frais d’envoi pour les personnes lointaines.  A votre commande, je vous dirai si je vous l’apporte moi-même ou si c’est le facteur.
Le livre est aussi à  » La Presse » à Montaigu.
A part cela, nous serons en concert ,avec Alain et Alice,
Dimanche  22   Avril
A   20  H
Au  Bignon
53400   BOURGON
Réservations   06 71 70 09 38

Un nouveau titre pour Jean-Louis Quéreillahc: Un curé… mousquetaire

Il y a 46 ans, Jean-Louis Quéreillahc fondait l’Association des écrivains et artistes paysans, à Plaisance-du-Gers, ville dont il fut maire pendant 40 ans, élu à 26 ans plus jeune maire de France, et conseiller général à 28 ans. Cet agriculteur a publié une douzaine de livres dont Trois sillons de terre rouge fut un de ses plus grands succès.

Il y a un an, Jean-Louis décida de combler le vide laissé par la perte de son épouse en reprenant la plume pour nous offrir un nouvel ouvrage paru en décembre: Un curé… mousquetaire, qui raconte la vie méconnue d’un personnage célèbre de l’après-guerre: celle de l’abbée Félix Maupomé, curé de Dému, qui « s’illustra par sa bravoure et sa force de caractère durant la seconde guerre mondiale. Son action dans les stalags du nazisme laissa un souvenir impérissable à ses compagnons prisonniers de guerre. De retour en France, ce Gascon au tempérament bien trempé devint le curé de Dému. Là encore sa forte personnalité, sa joie de vivre, sa passion pour les chevaux, marquèrent à tout jamais ses contemporains. C’est le destin exceptionnel de cet homme que Jean-Louis Quéreillahc, qui le cotoya en captivité à Odessa, retrace dans ce livre-témoignage ».

A 97 ans Jean-Louis nous prouve ainsi qu’il n’a rien perdu de sa verve ni de sa vivacité d’esprit.

Le livre (15€ + frais d’envoi) peut lui être commandé à son adresse: 27, rue Armagnac, 32160 Plaisance-du-Gers

 

 

L’AEAP sera présente ce week-end à la Fête du Livre du Rouret près de Grasse (06)

Jacqueline Bellino tiendra un stand les 17 et 18 mars pour la fête du livre du Rouret, à laquelle participeront une centaine d’auteurs locaux, dont Jacques Salomé.
Suivre les panneaux « Poètes en liberté »

Les membres de l’AEAP qui le souhaitent pourront venir dédicacer leurs livres.

Merci à l’association organisatrice: Les passeurs de livres et à Jean-Claude Junin

 

La femme rurale à l’honneur

Journée internationale des femmes 2018 Exposition à la Maison de l’Unesco 7, place de Fontenoy, Paris, 7e.
Le thème de l’édition 2018 de l’exposition est la femme rurale. Elle transmet un message fort sur la créativité artistique des femmes rurales comme un moyen pour leur autonomisation, qui leur permet de se faire entendre, de s’autonomiser et de participer pleinement à tous les niveaux de prise de décisions.
Cette exposition est organisée en étroite coopération avec les États membres et rassemble une variété d’expressions créatives provenant de toutes les parties du monde. Elle encourage la réflexion sur les diverses perspectives de l’autonomisation des femmes dans l’art et à travers l’art. Elle nous rappelle que les femmes rurales sont confrontées à des formes multiples et croisées d’inégalités et de discriminations. L’exposition montre comment leur inclusion dans les radios locales et les media locaux, notamment en Afrique, leur permet d’avoir les connaissances nécessaires pour faire des choix éclairés.
https://fr.unesco.org/events/journee-internationale-femmes
http://www.unesco.org/new/fr/unesco/events/unesco-house/?tx_browser_pi1%5Bplugin%5D=54773&tx_browser_pi1%5BshowUid%5D=44199&cHash=387f4f4ac3

Du côté du Web et de l’informatique agricole

Cette semaine, Guy Waksman retransmet notre article sur Michel Boudaud.

Par ailleurs, une publication a retenu notre attention:

Agricultures


Des racines et des gènes. Une histoire mondiale de l’agriculture par Denis Lefèvre, Éditeur : Rue de l’échiquier
Des premiers villages natoufiens près du Jourdain aux laboratoires de plantes transgéniques de Monsanto à Saint-Louis aux États-Unis, de la destruction des forêts au néolithique à l’érosion des sols aujourd’hui, de l’araire aux robots guidés par satellite, des mérinos espagnols à Dolly, première brebis clonée, l’agriculture a amplement marqué l’histoire de l’humanité et contribué à l’émergence, puis à l’épanouissement de la plupart des civilisations, et parfois à leur déclin.

À travers l’histoire de ce secteur, c’est tout un pan essentiel de l’évolution de nos sociétés qui s’ouvre à nous, avec ses personnages éminents ou moins connus qui, d’Hésiode à René Dumont, en passant par Virgile et Olivier de Serres, vont bâtir cette épopée à la fois technologique et sociale, culturelle et écologique, religieuse et botanique, animalière et économique, locale et globale. Sans oublier toutes ces générations de paysans, luttant laborieusement, de tout temps et sous toutes les latitudes, contre la misère et la faim.

Qui plus est, ce secteur s’impose comme central dans les questionnements que se pose aujourd’hui notre société, quant à son rapport à la plante et à l’animal, à l’alimentation et à la santé, aux territoires et aux paysages, quant à ses inquiétudes face aux grands enjeux environnementaux planétaires : du réchauffement climatique à la découverte de la rareté de l’eau, de la pollution des sols à l’appauvrissement de la biodiversité…
Voir : https://www.ruedelechiquier.net/l-ecopoche/155-des-racines-et-des-g%C3%A8nes-tome-i.html

 

Michel Boudaud communique

Très bel accueil à Bessines près de Niort le 3 Février (130 personnes) pour une première partie de Michèle Bernard et Monique Brun. Très belle critique aussi de Michel Kemper qui était au concert:

VOUS DIRE QUE C’EST BEAU, BOUDAUD
Dès ses premiers mots, nous nous savons partir en pays de pure poésie, poésie rurale, campagnarde, si vous voulez, mais poésie. Le regard et le chant de Michel Boudaud s’attardent volontiers sur les paysages, les bosquets, les sentiers, le temps qui change. La terre nourricière féconde en profondeur ses chansons. Ça et l’âme. Homme de culture, Boudaud sait mieux que quiconque les mots pour le dire, le décrire. Poète paysan, on a envie de voir en lui comme la survivance d’un Gaston Couté. Et c’est vrai, aussi sûrement qu’il y a en lui du Philippe Forcioli, du Philippe Geoffroy. Et Beaucarne et Bertin. Tant de références devraient vous dire la qualité du bonhomme.
Boudaud prolonge son sillon parfois plus loin que la terre qui l’a vu naître, « au-delà de la mer, au-delà des baleines » : le poète a toujours raison, qui voit plus loin que l’horizon. Parfois grondent les vagues mais il n’est pas sûr que ce soit l’océan, plus sûrement la colère des hommes qui défilent dans la rue, vue par le fenestron de la télévision. Car, dans le calme apparent de ses vers, coule la vie et ses tourments.
Il faut n’offrir aucune résistance à Boudaud, partir avec lui sur ses portées. Même les paroles deviennent musique, mélodies légères qui, comme le ferait la caresse du vent, bousculent la typographie soignée d’une écriture sereine et audacieuse à la fois.
Boudaud termine sa prestation par un inédit, un rien surprenant car farfelu, de Jacques Bertin. On se dit que la boucle est joliment bouclée.
Michel KEMPER  (nos enchanteurs)

Prochain concert avec Alice à l’accordéon et Alain à la guitare
Dimanche    22  Avril     à    20   heures
Le   Bignon   (Chez Fabienne et Claude  Marcadé)
53400  BOURGON          (Res.  02 43 01 81 06    06 71 70 09 38 )
 A  bientôt       Michel