Remise des prix du concours d’écriture « Cinq mots pour une histoire » 2025/2026

 

La remise des prix de la première édition du concours d’écriture « Cinq mots pour une histoire » organisée par notre association s’est déroulée le 2 juin sur le site du campus lycée de Nancy Pixerécourt en Meurthe-et-Moselle. Une vingtaine de personnes ont participé à cet événement, dont le directeur du lycée qui avait mis à disposition ses locaux pour cette cérémonie. Parmi les participants, huit élèves, accompagnés de six enseignants en provenance de cinq établissements d’enseignement agricole de la région Grand Est. La cérémonie était organisée par le SRFD Grand Est, notre partenaire dans ce concours d’écriture, un service de la DRAAF, représenté par Baptiste Cher, chef du pôle éducation et animation.

Ce dernier a prononcé un mot d’introduction et de remerciement aux élèves et aux enseignants pour avoir effectué le déplacement, certains ayant effectué un trajet de plus de deux heures pour se rendre sur les lieux. Puis il a donné la parole aux représentants de l’AEAP. Marcel Marloie, président, a tout d’abord présenté succinctement l’association, une association nationale qui compte aujourd’hui une centaine de membres et aux multiples activités. Par la suite, Dominique Martin, secrétaire de l’AEAP, a fait un bilan du concours qui s’est déroulé sur l’ensemble de l’année scolaire 2025-2026.

Ce concours a été proposé grâce au relais du SRFD à l’ensemble des établissements d’enseignement agricole publics et privés de la région, soit une petite quarantaine d’établissements. Les enseignants ont joué le rôle de relais pour proposer le concours aux élèves et pour recueillir leurs textes. Au total, 8 établissements ont participé et 37 textes ont été collectés à la date de clôture du 13 mars. Un jury de 9 personnes a ensuite évalué les textes, dont 2 personnes du SRFD et pour le reste des membres de l’AEAP. L’évaluation s’est déroulée en deux phases, durant les mois d’avril et mai. Treize textes arrivés en tête ont été retenus pour former un recueil que l’association a édité et remis gracieusement aux élèves concernés lors de la cérémonie.

Par ailleurs, trois prix allant de 250 à 100 euros ont été attribués, accompagnés de certificats. Les trois lauréates proviennent de trois établissements différents. Pour le premier prix, il s’agit de Zoé Vesely élève en BTSA GPN deuxième année au Campus Agro-Environnemental de St Laurent à Charleville-Mézières pour son texte intitulé « À l’ombre des bois ». Le deuxième prix a été attribué à Léa Demonceaux-Poulain, en première service aux personnes et animation du territoire (SAPAT), qui est élève du lycée d’enseignement agricole Notre-Dame de Maubert-Fontaine pour son texte intitulé « Discipline ». Enfin, le troisième prix a été attribué à Gwladys Laroche, en première production en industrie pharmaceutique, alimentaire ou cosmétique (PIPAC) au LEGTA de la Meuse à Bar-le-Duc, pour son texte intitulé « Le petit jardin secret ».

Le secrétaire de l’AEAP a ensuite expliqué les raisons d’être de ce concours. Les élèves ont ainsi découvert l’existence d’une tradition littéraire, celle des écrivains paysans, et le souhait de l’association de lui assurer un avenir. Pour cela, elle entreprend de se tourner vers les jeunes générations, notamment grâce à ce concours. Deux membres du jury, messieurs Cher et Poyard du SRFD ont ensuite donné leurs ressentis sur les textes qu’ils ont évalués, en félicitant les élèves pour leur travail. Enfin, le secrétaire de l’AEAP a lu un message du jury à l’attention de tous les élèves participants. Un message soulignant la qualité des textes reçus et la valeur du travail effectué, assorti d’un vibrant encouragement à persévérer. Les élèves ont également pris la parole et dit leur plaisir d’avoir participé à cette initiative, leur bonheur de voir leur texte édité, et plusieurs ont dit qu’ils/elles étaient prêt(e)s à participer à nouveau l’année prochaine.

 

 

Cérémonie d’hommage à Chantal Olivier

Chantal Olivier, notre amie et ancienne présidente, est décédée le 27 mai dernier. La cérémonie d’hommage s’est tenue ce lundi 8 juin. Nous étions nombreux à y participer. Vous trouverez ici le discours de Jacqueline Bellino qui lui avait succédé à la direction de notre AEAP.

 

Chantal rêvait de nature, elle a suivi Christian à Corboin, et c’est la terre qui l’a prise.

Elle dit :

« Sa couleur est montée

Pour entrer dans ma peau

Son mouvement a battu

À la place de mon cœur »

Jean Robinet écrit dans la préface du tome 1 de Chemins Faisant, le premier recueil de poésie de Chantal :

« N’être pas née à la terre, mais avoir été conquise par elle. Avoir accepté sans remords ses servitudes, ses fatigues, les bas revenus et donc les privations. Monter sur le tracteur, tailler les cassis, désherber les fraises. Se coucher tard, se lever tôt, élever ses enfants et, parce que le grain qui germe, la bouture qui reprend, apportent des joies intenses, être heureuse de son choix. »

Dans le tome 2 c’est Rose-Marie Lagrave qui nous dit :

« Chantal Olivier se laisse enchanter par le plaisir esthétique de la nature, comme si, délestée de la courbature de son corps penché inlassablement vers la terre, elle redécouvrait les délices et les moirures d’une nature infinie. Son regard s’ouvre et se dilate pour embrasser une nature bien au-delà des champs et du village pour happer et se nourrir des richesses d’un cosmos poétiquement exploré. »

Ensorcelée par la terre, Chantal succombe aux merveilles qui la fascinent : la forêt, un coucher de soleil, l’odeur de l’automne, un champ de cassis, le souffle rauque des vaches la font chavirer, l’étouffent, la submergent. Elle implose d’amour, se fond dans son environnement et elle devient paysanne jusqu’au plus profond d’elle-même. Alors nait le besoin d’écrire pour se libérer, pour crier à la face du monde son trop-plein d’émerveillement. Elle rêve de sortir d’elle-même pour atteindre les étoiles et en même temps se heurte à ses limites.

Et Jean Robinet poursuit :

« Avoir des ailes qui porteraient vers l’infini mais les sentir paralysées, être consciente de l’impossibilité de les déployer à leur mesure. »

 Alors elle écrit avec ses tripes, avec de la glaise, avec le sang du cassis ; ses poèmes hurlent dans le désert.

Un écho lui revient. Il porte la voix de Jean Robinet, le grand écrivain-paysan bourguignon.

Il l’a entendue, il la découvre et il la reconnaît. Impressionné par la puissance de ses mots il va la conduire vers la toute jeune Association des écrivains-paysans qu’il vient juste de fonder à Plaisance du Gers en 1972. Elle y découvrira ceux et celles qui deviendront ses amis : Jean-Louis Quéreillahc, Claude Chainon, Rose-Marie Lagrave et tant d’autres, avec lesquels elle pourra partager son amour de la terre et de l’écriture.

Sa reconnaissance est infinie et elle va s’engager dans l’association corps et âme, dans la mesure où ses occupations vont le lui permettre ; elle y consacrera sa vie pendant un demi-siècle par un engagement indéfectible, à la mesure de sa passion. Désormais Chantal portera à bout de bras deux familles : la famille Olivier et l’AEAP où elle occupera les fonctions de secrétaire, vice-présidente, puis présidente pendant 10 ans, tâches qu’elle accomplira avec une grande rigueur sans pour autant se limiter à la gestion administrative. Son but est aussi de faire de l’AEAP un tremplin.

Un tremplin pour encourager les femmes à oser se révéler par l’écriture. Je la cite :

« Les écritures des femmes (…) laissent toujours une grande place [à la nature], ayant à son égard une sensibilité particulière qui dépasse la simple observation visuelle en déclenchant chez elles des émotions reliées à l’amour dans toutes ses dimensions. Elles sont pour la plupart réceptives aux éléments cosmiques. »

Mais aussi pour faire connaître, reconnaitre et inscrire les écritures paysannes dans le domaine de la littérature en leur restituant leurs lettres de noblesse.

C’est ainsi qu’elle publie en 2017 un ouvrage co-écrit avec Claude Chainon, Vice-Président de l’AEAP, Les écritures paysannes, De l’utopie à la réalité.

Elle écrit dans sa préface :

« La terre a toujours été le centre de gravité de la gent paysanne ; elle porte le témoignage de ceux qui l’ont façonnée, de tous ceux qui se sont engagés pour qu’elle garde une présence éternelle. Elle dit la vie de ceux qu’elle a nourris ; elle témoigne du labeur de ses commis de la terre, elle donne sens à leur existence. Les écritures paysannes sont là pour attester ces liens forts. Il nous incombe à nous, écrivains-paysans, de laisser trace d’une mémoire à partir de laquelle se construit année après année cette société qui, nous le croyons, se bâtira encore demain avec des paysans ».

Cette œuvre sera l’aboutissement de son engagement à l’AEAP. Elle permettra d’assurer après son départ la transmission qui lui tenait tant à cœur.

Tu peux maintenant partir en paix Chantal et rejoindre ainsi dans ton voyage cosmique Edgar Morin que tu aimais au point de ne manquer aucune des conférences qu’il donnait au festival du livre de Mouans-Sartoux. Edgar Morin qui disait :

 « La vie émerge […] comme émanation et création de la Terre […] la Terre est le berceau de la vie. », une phrase qui faisait écho à un poème tiré du Courrier des écrivains-paysans de 1946 que tu te plaisais à citer :

« Au commencement il y a la terre

A la fin il y a la terre

Il y a la terre derrière et devant

La terre seule commande

Ecrivains-paysans, pensez-y toujours ».

Je laisserai le mot de la fin à Jean-Louis Quéreillahc :

« Dans le ciel, pourtant chargé d’orages menaçants pour l’A.E.A.P., Chantal Olivier, en poète et en « paysanne-courage » a découvert et fait briller une étoile…une étoile qui disait dans un scintillement qu’il fallait garder foi en la Terre, à ses hommes et à leur avenir.

C’est à cette étoile que la littérature paysanne doit accrocher ses charrues. »

Désormais, très chère Chantal, c’est vers cette étoile que se porteront notre regard et notre cœur pour te retrouver.

Nouvelles de Michel Boudaud

Michel Boudaud

 

Bonjour à toutes et tous,

 

Voici de nouvelles Nouvelles depuis mon billet de novembre dernier :

J’ai le gros plaisir d’avoir reçu le premier prix de la « Société Académique des Arts Sciences et Lettres » à Paris. C’est le prix « Claude Ferrer » dans la catégorie « poème à peine classiques» (c’est ma définition perso pour un poème qui contient deux élisions pas vraiment autorisées que je m’autorise d’autant mieux que c’est une chanson, ce « qu’ils » ne savaient pas au départ.) Je ferai donc un petit tour à Paris le 14 mars à l’Hôtel intercontinental (Ce doit être une salle des fêtes, car une salle des fêtes pour une belle victoire c’est logique ! ) C’est ma chanson « Bois flottés », je vous la mets en lien

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Depuis novembre, j’ai fait plusieurs concerts :

— Dans la Manche, chez l’ami François Dufour pour la fête de la Confédération Paysanne du département.

— En Bretagne pour trois concerts à et autour de Quimper avec des accueils chaleureux et des adresses pour un retour possible voire souhaitable.

— Un demi concert au « Ripaillon » à Nantes, lieu autogéré par diverses assos dont la « Maison des Correspondances Poétiques »

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Concerts à venir

— Le 11 mars, je chanterai à St Fulgent (85) pour une association (privé)

— Le 22 mars, à 17h30, Salle Marie Beaucaire à St Gilles Croix de Vie ce sera un demi concert pour « Poésies nomades »

— Le 26 mars à 20 heures, chez l’habitant à Bouguenais 44 (Peut-être quelques places dispos ?)

— Le 19 mai, je reviens chanter à St Fulgent pour le congrès des anciens maires de Vendée

— Le 23 mai, vers 11 heures je chanterai dans une salle à l’Esplanade de Maine » à Angers (49) Ce sera dans le cadre d’un festival national « Festi-Sols » qui se greffe sur la fête de la nature de Angers.

 

Voilà pour l’essentiel, il reste des « places » notamment autour :

—  du 19 Juillet (concert à « La Grange aux chats » près de Bourges 18),

—  du début septembre autour de Morlaix (29) de Merdrignac et de St Mayeux (22)

—  du 18 octobre et de Ciran (37)

—  En octobre aussi dans le Gers, la Haute-Garonne et l’Ariège…

Je vous souhaite un joyeux printemps bien que l’actualité mondiale ne nous invite guerre à la joie !

 

Bien amicalmement

 

Michel

Congrès Septembre 2026

Pour voir le détail du programme, les modalités d’accès et le bulletin d’inscription, cliquez ci-dessous

Congrès Programme

Congrès Modalités d’accès

Bulletin d’inscription

 

Un beau texte de Michel Charmasson, nouveau membre de l’AEAP

Pour info je serai en exposition le 29 mars
L’ombre, matrice secrète de la lumière
Nous traversons une époque où les ténèbres et la clarté s’affrontent en un combat que nous croyons devoir trancher. Les esprits se crispent, les peurs prolifèrent, et nous invoquons un monde de lumière comme on appelle un sauveur. Paradoxe plus profond qu’il n’y paraît : plus nous réclamons la pure clarté, plus nos âmes s’obscurcissent de pensées noires. Ce décalage n’est pas un hasard. Il est un symptôme.
Ce que la terre enseigne à l’initié
Depuis la nuit des temps, les mystères nous parlent d’une vérité que les modernes ont oubliée : la vie naît dans l’ombre. Elle émerge des abysses océaniques où les premiers souffles se sont formés dans l’obscurité absolue. Elle pulse dans la densité des forêts primaires. Elle germe dans la terre noire et fertile – cet humus dont nous tirons notre humanité même, puisque humus et humain partagent la même racine.
Les anciens savaient ce que nous avons recouvert d’oubli : le grain doit mourir dans la terre pour porter du fruit. La graine ne craint pas l’obscurité ; elle l’épouse, s’y abandonne, et c’est de cette étreinte avec les ténèbres que jaillit la tige qui cherchera la lumière. Sans cette descente préalable, point d’élévation.
Notre souffle même, cet oxygène qui nous maintient en vie, provient de l’obscurité féconde des sols que nous foulons sans voir. Les arbres, ces géants qui tendent leurs branches vers le ciel, plongent leurs racines dans les ténèbres nourricières. La canopée ne s’élève que parce que l’arbre sait s’enfoncer. C’est la loi du vivant : la profondeur conditionne la hauteur.
Pourtant, l’homme persiste à n’incarner la vie que par la lumière – espoir, pureté, élévation – comme s’il pouvait exister une cime sans racines, un fruit sans terre, une flamme sans matière qui la nourrisse.
Le savoir des gardiens du seuil
Pourquoi cette vérité élémentaire reste-t-elle l’apanage de quelques-uns ? Les scientifiques des sols, ces nouveaux mystiques de la terre, savent que l’humus est plus vivant que tout ce qui s’agite à sa surface. Les gardiens des traditions originelles, peuples de la nuit et de la forêt, n’ont jamais cessé de vénérer ce qui vient de l’ombre. Mais le monde moderne, épris de transparence et de blancheur, a relégué ces savoirs aux marges.
Il a fallu que les artistes – ces passeurs entre les mondes – viennent nous rappeler ce que nous refusons de voir : nous venons de la terre, nous y retournons, et entre-temps nous l’oublions. Les traditions spirituelles elles-mêmes, Bible, Coran, textes sacrés, associent la vie à la lumière. Mais que sont les quarante jours du Christ au désert, la nuit de la Passion, la descente aux enfers, sinon des traversées obligées de l’ombre ? Que sont les ténèbres extérieures des mystiques, sinon le creuset où l’âme se purifie ?
La lumière des Écritures ne se donne qu’à ceux qui ont affronté la nuit. Moïse ne reçoit les Tables qu’après l’ascension de la montagne brumeuse ; le Bouddha n’atteint l’éveil qu’après avoir vaincu les armées de Māra dans l’obscurité de sa propre psyché. Partout, le même enseignement : l’ombre précède et prépare la lumière.
Le leurre des faux lumineux
Il est temps d’en finir avec l’opposition stérile entre ceux qui se proclament « êtres de lumière » et ceux qu’ils relèguent dans les ténèbres du jugement. Combien de donneurs de leçons, sur les réseaux sociaux, précipitent leur verdict sans recul ni analyse, oubliant que toute âme porte sa part d’ombre ? La meute numérique traîne au pilori sans savoir que le gibier d’aujourd’hui pourrait être le chasseur de demain.
Comment juger sans connaître le contexte ? Les faits, seuls, peuvent mentir – et mentent toujours quand on les isole de leur terreau. Le pire est souvent à venir : le fourbe, l’imposteur, le manipulateur se tient généralement sous les projecteurs, paré des plus beaux atours. L’habit de lumière est aussi celui du séducteur, du charlatan, du tyran qui sait captiver les foules.
L’histoire nous l’enseigne : les pires ténèbres ne sont jamais là où on les attend. Elles n’habitent pas les bas-fonds, mais les palais ; pas les marginaux, mais les bien-pensants qui se croient purs. L’ombre que nous projetons sur l’autre est toujours celle que nous refusons de voir en nous.
La psyché et ses profondeurs
Les initiés de la psyché, de Jung à Hillman, nous ont appris que l’ombre n’est pas un ennemi à abattre mais une part de nous-mêmes à intégrer. Chaque être humain porte en lui une zone d’ombre – son histoire, ses erreurs, ses failles, ses désirs inavoués. C’est le prix de la conscience. L’« homme de lumière » érigé en modèle inaccessible n’est qu’une image, un reflet sans substance.
Accepter sa part d’ombre, c’est s’accepter pleinement. C’est reconnaître que nous ne sommes pas des anges déchus mais des humains incarnés. La véritable élévation ne consiste pas à nier ce qui est bas en nous, mais à le transformer. L’alchimie intérieure, celle des vrais sages, ne jette pas le plomb, elle le transmue en or.
L’être humain nie volontiers cette part sombre. À force de se croire uniquement lumière, il se place au-dessus des autres, juge son voisin, oublie sa propre fragilité. Mais ce faisant, il se coupe de ses racines, de son histoire véritable. L’arbre qui refuse ses racines se dessèche.
Apprendre de nos erreurs exige du courage : regarder notre ombre sans peur, nous y confronter, y puiser une connaissance plus juste de nous-mêmes. C’est dans cette confrontation que naît la véritable force.
Le miroir brisé de la société
Notre société, aujourd’hui, se blottit dans les extrêmes pour éviter de se regarder. Plus de place pour le dialogue, plus de lenteur dans l’échange – seulement des joutes verbales où l’on prend position, où l’on affirme, où l’on cherche à convaincre sans jamais écouter. L’autre n’est plus un interlocuteur, il devient un camp adverse, un ennemi à abattre.
En refusant notre part d’ombre, nous projetons sur autrui ce que nous ne voulons pas reconnaître en nous-mêmes. La radicalité devient un refuge identitaire, une forteresse contre l’angoisse de notre propre complexité. Là où la parole devrait apaiser, elle attise. Là où le débat devrait relier, il fracture.
Les tensions ne se résolvent plus, elles s’endurcissent ; les conflits ne se discutent plus, ils s’arment. La diplomatie s’efface au profit de la force, comme si reconnaître sa vulnérabilité – individuelle ou collective – était devenu un aveu de faiblesse. Pourtant, c’est précisément ce refus de l’ombre qui nourrit la violence. Ce que l’on nie en soi revient toujours, amplifié, dans le monde.
Retrouver le chemin des profondeurs
Comment dès lors accorder sa confiance quand tout n’est que compétition ? Même le sport, ce dernier refuge du jeu, a perdu son rapport simple aux choses de la vie. La performance a tué la grâce, le classement a remplacé la fraternité.
Redonner de l’importance à ce qui vient de l’ombre, c’est nous replacer face à nos choix, nos mots, nos ambitions. C’est refuser le culte exclusif de la lumière et des apparences, pour retrouver des valeurs humaines profondes – celles que préservent encore les cultures liées à la terre, à la nuit, à la profondeur.
Les peuples premiers n’ont jamais cessé d’honorer l’ombre. Leurs chamans descendent aux enfers pour en ramener des visions. Leurs mythes parlent de mondes souterrains d’où surgit la vie. Leurs initiations exigent la traversée des ténèbres avant la renaissance à la lumière.
Nous avons tant à réapprendre d’eux. Non pas un retour en arrière, mais une réintégration de ce que notre quête effrénée de clarté a laissé dans l’oubli.
Vers une lumière qui relie
Car c’est peut-être en réhabilitant l’ombre – en nous-mêmes comme dans nos sociétés – que nous pourrons retrouver le chemin d’un siècle des Lumières apaisé. Non pas ces Lumières triomphantes qui ont voulu tout éclairer, tout maîtriser, tout posséder, au risque d’aveugler. Mais une lumière qui ne nie pas, qui ne s’impose pas, qui ne conquiert pas.
Une lumière qui éclaire à partir de ce qui a été compris, accepté et transformé. Une lumière capable de traverser les frontières, non pour dominer, mais pour relier. Une lumière qui sait d’où elle vient – de la terre, de l’humus, de l’humain – et qui n’oublie jamais que sa clarté n’a de sens que parce que la nuit existe.
Les mystères antiques l’enseignaient aux initiés : la lumière ne se reçoit qu’après avoir traversé les ténèbres. Les épreuves d’Éleusis, les rites de Mithra, les initiations égyptiennes exigeaient tous cette descente préalable. Parce qu’ils savaient que seule l’ombre éprouvée peut enfanter une lumière qui ne soit pas illusion.
Nous sommes aujourd’hui comme des initiés qui auraient oublié l’épreuve. Nous voulons la lumière sans le voyage, la sagesse sans l’expérience, la paix sans le conflit traversé. Mais il n’est pas de résurrection sans passion, pas de Pâques sans Vendredi saint, pas de lumière sans les ténèbres qui l’ont rendue possible.
Alors honorons l’ombre. En nous, autour de nous, dans nos sociétés fracturées. Acceptons-la non comme un ennemi mais comme une matrice. Et peut-être alors, de cette terre noire et fertile, verrons-nous enfin surgir une lumière plus juste – une lumière qui ne juge pas, n’exclut pas, ne méprise pas, mais qui intègre, comprend et transcende.
Une lumière digne de ce nom.

Note sur les sources d’inspiration de cette version :
  • La psychologie des profondeurs (Jung, l’ombre, l’individuation)
  • L’alchimie (la transformation, la nigredo, la descente)
  • Les traditions mystiques (la nuit obscure de Jean de la Croix, les descentes aux enfers)
  • La philosophie présocratique (le devenir, l’unité des contraires)
  • Les savoirs traditionnels (le lien humus-humanité, les rites initiatiques)
  • La critique sociale (la projection, la radicalité comme défense)

Bonjour à toutes et tous,

Vous êtes maintenant au nombre de 230 abonnés à ce blog, car nous venons d’y ajouter nos partenaires et les participants à nos deux derniers concours de Nouvelles.

Ce blog a pour fonction de nous informer mutuellement sur les publications récentes de nos auteurs, les actions de nos artistes, les évènements auxquels ils vont ou ont participé, des évènements organisés par nos partenaires.

Nous y publions aussi des informations susceptibles de nous intéresser, dans le message suivant, l’invitation de notre vice-président Norbert Doguet à participer à un voyage à Madagascar qu’il organise pour octobre prochain.

Si vous avez des informations à proposer, vous pouvez les envoyer à l’adresse mail suivante : marcelmarloie@gmail.com. De même si vous souhaitez vous désabonner.

Bien cordialement.

 PROPOSITION DE VOYAGE A MADAGASCAR  DU 12 OCTOBRE  AU 27  OCTOBRE 2026

De la capitale vers le Sud* Sud-est du pays

Le plaisir de découvrir ce Pays, cette grande ile magnifique pour apprécier toute la dimension culturelle et artisanale de ce peuple généreux et attirant.

Un pays possédant de très beaux paysages et plein de ressources insoupçonnées !!

Des visites variées telles que geyser, rizières, forets tropicales, mangroves et bancs de sable de l’Océan Indien.

Des rencontres inoubliables  au travers d’une exceptionnelle biodiversité et d’une faune endémique.

Journée 1 :  Envol pour Madagascar

Journée 2 :  Arrivée à Tanaravive Accueil et transfert à l’hôtel

Journée 3 :  Route de Tanaravive vers Antsirabe

Journée 4 :  Partage et découverte avec l’Association Grandir à Antsirabe, (amélioration des conditions de vie des enfants des rues)

 Antsirabe surnommée la Ville d’Eau «  grâce à ses sources thermales.

Journée 5 :   Visite d’un Atelier de musique et visite de la ville deAntsirabe perchée à 1500 m d’altitude et capitale agricole du pays.

Visite d’un atelier de confiseries locales « chez Marcel »

Découverte d’artisanat : corne de zébus (articles décoratifs, bijoux fantaisie, jouets), tissage de la soie et art batik…

Journée 6 :Aventure mystique à Betafo, découverte du village, d’Aponga Vato et du tombeau Royal

Points forts : architecture unique du village, visite de magnifiques rizières en terrasses

Rencontre avec les habitants de Betafo, échanges sur leur culture et leur mode de vie.

Journée 7 : Artisans à Ambositra, capitale de l’artisanat  et marqueterie sur bois.

Journée 8 : Route vers Sahambavy

 Magnifique paysage des Hautes terres centrales.

Rencontre avec les jeunes en formation à la   Maison Familiale Rurale

Lieu réputé pour ses plantations de thé

Journée 9 : Visite de la ville de Fianarantsoa, sa vieille ville et route vers le sud

Paysage magnifique des Hautes Terres

Arrivée à Ambalavao. Visite d’un atelier du papier, savoir-faire ancestral.

Journée 10 : Cap sur le parc  Anja, observation des lémuriens,

 Route pour Ranohira, réputé pour ses canyons et ses paysages impressionnants

Journée 11 :  Journée Détente à Ranohira pour profiter de magnifiques paysages

Au pied du majestueux massif de l’Isalo.

Journée 12 : En route vers Mangily Ifaty sur la célèbre route RN7

Village côtier réputé pour ses plages immaculées.

Journée 13 :  Rencontre avec les jeunes en formation MFR de Maromena ou de Miarinarivo

Journée 14 :  Journée libre à Mangily Ifaty

Détente et baignades possible dans les eaux cristallines. Activités nautiques possible ou plongée en option pour découvrir les merveilles sous-marines

Journée 15 :  Envol de Toliara vers Tanaravive. Opportunité de visiter la capitale.  Tour panoramique, joli point de vue sur toute l’étendue de la ville.

Visite du Palais de la Reine. Marchés locaux

Journée 16 : Retour en France

Journée 17 : Arrivée en France

Informations générales :

Passeport valide au moins 6 mois après la date d’arrivée

Visa tourisme Gratuit pour séjour de moins de 15 jours

Prix : 2900 euros au maximum avec le transport et la pension complète sauf la journée libre

Hébergement simple et confortable

Transport en minibus et/ou en 4X4.

Ce programme sera étoffé par des visites et des rencontres judicieuses,

Et la participation possible du personnel des Maisons Familiales Rurales

NB : Afin de pouvoir  maintenir les tarifs, nous recommandons de s’inscrire pour le 15 avril au plus tard

Pour toute information : norbert.doguet@laposte.net- tel :06.70.59.87.16

Nouvelles du blog

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Bien cordialement.

Fête de la lecture dimanche 8 février à Taurize, une commune rurale de l’Aude, à l’initiative de l’Ethnopôle GARAE qui met ainsi en valeur l’écrivain-paysan Michel Maurette et la Bibliothèque patrimoniale de l’AEAP.

Gardien du fonds de l’Association des Écrivains et Artistes paysans, l’Ethnopôle GARAE travaille à l’étude et à la valorisation de la littérature paysanne, qui croise un certain nombre de ses préoccupations : l’écriture, la vie rurale, le devenir des terroirs et des territoires.

Avis de décès

Françoise Espagnet /  Auteur

Patrick Müller, son époux, vient d’en informer l’Association des Ecrivains et Artistes Paysans

« Françoise est décédée le premier jour de septembre 2025 à Paris dans le XIVème arrondissement.

Elle est revenue vers ses coteaux de vignobles, ses bords de Garonne, près des chemins clairs sur lesquels enfant elle aimait tant gambader. Elle est enterrée près des siens dans le cimetière ancien de son village.

Pour une dernière fois elle a franchi l’arche magnifique du portail roman de l’église de St Martin de Sescas. Une bénédiction toute de sobriété et de pureté a été célébrée par le Père Lalanne de l’Abbaye du Rivet.

Elle repose en paix, toute de force, d’humilité et de rayonnement »

Comme un grand nombre d’entre nous, Françoise avait adhéré à l’Association des Ecrivains et Artistes Paysans. Dans son cas précis, sur proposition des Editions Cheminements suite à la parution de son ouvrage « Juliette et le Paysan rouge » Prix du Salon français des Ecrivains régionalistes.

Françoise Espagnet était captivée par les expériences humaines. Elle proposait des romans écris dans un style clair, précis et sensible. Ils mettent en lumière des personnages contraints par les vicissitudes familiales et les bouleversements qui affectent leur pays. Née dans le vignoble bordelais, elle a étudié, vécu et travaillé à Paris dans les domaines liés à ses compétences de professeur certifié de Sciences Naturelles et de Docteur en Histoire.

Chaque année, elle était enchantée de rencontrer les Ecrivains Paysans sur leur stand au salon de l’agriculture. Nous avons tous apprécié la sympathie de cette femme, discrète, souriante, captivée par tant de sujets.

Toujours coiffée de son béret de feutre écarlate.

Nous ne t’oublierons pas Françoise

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Le contenu généré par l’IA peut être incorrect.   Concert exceptionnel « Daudan et ses amis »  le 31 janvier à Semur en Auxois   Bonjour à toutes et à tous   Voici l’affiche du spectacle Daudan et ses amis, qui a lieu le 31 janvier au théâtre de Semur au profit de l’ Unicef. Les amis présents sur scène sont ses musiciens, la chorale d’Aymeric, Pierre-Yves Bon, Alexandra, ElyjAA , les jeunes de l’atelier théâtre du lycée,  et Alain Bouchet à la mise en scène Merci de transmettre cette annonce auprès de vos listes de diffusion. Au plaisir de vous retrouver prochainement.  
Anne Marie DAUDAN   Association René Daudan chante 2, rue de la Liberté, 89160, JULLY        

Bravo René. En nos temps difficiles, l’UNICEF a bien besoin d’être soutenue.

Chers artistes et écrivains paysans

A nouveau le même message avec le nom de l’envoyeur.

Ainsi qu’elle vous l’a récemment indiqué, Jacqueline Bellino a tiré sa révérence. Elle a créé ce blog, l’a alimenté pendant dix ans. De même elle a travaillé douze années sur le site. Nous ne la remercierons jamais assez. Cela fait des années qu’elle annonçait à notre Conseil d’administration qu’il fallait lui trouver quelqu’un pour lui succéder. Obligés d’y passer, nous n’avons pas trouvé de bénévole aussi doué qu’elle pour faire ce travail.

L’administration du blog est relativement facile. C’est donc moi qui vais m’y mettre, bien que je sois plutôt du genre dinosaure en la matière. L’administration du reste du site est plus complexe. Nous avons trouvé une personne, professionnelle de l’informatique, qui devrait pouvoir prendre cette tâche en charge. Pour le moment, toute information à mettre sur le blog ou sur le reste du site doit m’être envoyée.

Je vous demande votre indulgence si des erreurs se produisent dans cette période de transition.

Au nom de notre Conseil d’administration, j’ai aussi une autre demande à formuler. C’est de m’envoyer vos suggestions quant aux éventuelles modifications à effectuer sur ce site.

Bien cordialement à toutes et tous, et la meilleure année 2026 possible.

Marcel Marloie Président de l’AEAP

marcelmarloie@gmail.com

Chers écrivains et artistes paysans

Ainsi qu’elle vous l’a récemment indiqué, Jacqueline Bellino a tiré sa révérence. Elle a créé ce blog, l’a alimenté pendant dix ans. De même elle a travaillé douze années sur le site. Nous ne la remercierons jamais assez. Cela fait des années qu’elle annonçait à notre Conseil d’administration qu’il fallait lui trouver quelqu’un pour lui succéder. Obligés d’y passer, nous n’avons pas trouvé de bénévole aussi doué qu’elle pour faire ce travail.

L’administration du blog est relativement facile. C’est donc moi qui vais m’y mettre, bien que je sois plutôt du genre dinosaure en la matière. L’administration du reste du site est plus complexe. Nous avons trouvé une personne, professionnelle de l’informatique, qui devrait pouvoir prendre cette tâche en charge. Pour le moment, toute information à mettre sur le blog ou sur le reste du site doit m’être envoyée : marcelmarloie@gmail.com

Je vous demande votre indulgence si des erreurs se produisent dans cette période de transition.

Au nom de notre Conseil d’administration, j’ai aussi une autre demande à formuler. C’est de m’envoyer vos suggestions quant aux éventuelles modifications à effectuer sur ce site.

Bien cordialement à toutes et tous, et la meilleure année 2026 possible.

Bonne et heureuse année à tous les écrivains et artistes paysans.

Votre Webmaster vous tire sa révérence. J’ai créé ce blog il y a 10 ans et je l’ai alimenté de vos informations depuis, soucieuse de promouvoir vos écritures chaque fois que vous me l’avez demandé. De même, j’ai fait refaire le site de l’AEAP en 2018 et je l’actualise depuis une douzaine d’années malgré des compétences en informatique extrêmement limitées. Mais j’ai fait de mon mieux consciencieusement en attendant de trouver un bénévole plus doué à qui passer le relais. Excusez moi du peu.

Aujourd’hui, la nouvelle équipe souhaitant un site « plus moderne et plus accessible », je dois laisser la place à des personnes plus expérimentées à qui je souhaite autant de plaisir que j’en ai pris en me mettant à votre service. Il vous faudra désormais adresser vos publications à notre président.

Je souhaite à l’AEAP de continuer à aller de l’avant avec enthousiasme. Je souhaite à tous les écrivains et artistes paysans de continuer à produire des œuvres dignes de nos fondateurs.

Merci à tous et à toutes de votre indulgence

Bonne et heureuse année,

Votre ex-webmaster Jacqueline Bellino

Quand Daniel Esnault parcourt le monde à la rencontre des paysans

Daniel a rencontré son ami congolais Gabriel dans leur jardin solidaire de Vendée. Celui-ci possédant 10 Ha de terres « au pays » c’est tout naturellement, avec l’altruisme qui le caractérise, que notre trésorier s’est proposé de l’aider à les cultiver. Et le voici donc dans le district de Kayes, au Congo Pointe Noire, à planter arachides et arbres fruitiers : un changement après la découverte des Indiens de la forêt amazonienne l’an dernier. Mais toujours avec la même empathie, la même volonté d’entraide.

Il ne nous reste plus qu’à espérer que ces riches expériences fassent l’objet d’un prochain livre.

Bon séjour Daniel et merci de nous faire partager ces rencontres.

Billet N°38 de Michel Boudaud

Bonjour à toutes et tous,

      Mon billet devient désormais quadrimestriel, c’est pas bon signe ! Ou bien j’ai trop à faire ?

Petit « compte-rendu » de mes concerts :

— En fin août, deux concerts à Bourges et un demi au congrès des « Ecrivains et Artistes Paysans » en Champagne.

— Début septembre, concert à St Gilles Croix de Vie

— Puis, grande tournée de trois semaines en Aquitaine, Occitanie et Paca, en gros, de Toulouse à Cannes, 2869,5 Km avec mon vieux et brave CC de 26 ans ! J’ai « fini » par un concert à Cannes (pas loin de la croisette!) et au festival du livre de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) avec les amis des « Ecrivains Paysans », énorme événement où j’ai été interviewé et où j’ai chanté un peu  (dans le brou Ah Ah ). Juste pour vous faire saliver, le midi à la table à côté de nous, il y avait Jean Viard, Michel Wieviorka, Pascal Boniface, Boris Cyrulnick, Benjamin Stora, etc…Saliver aussi parce que la commune de Mouans, sous l’impulsion de son maire André Aschiéri, (dcd en 2021) a oeuvrer pour « récupérer » et mettre des terres en maraîchage bio pour approvisionner toutes les cantines scolaires malgré une énorme pression foncière dans la région.

    Inutile de vous le dire, donc je vous le dis quand même : je suis très satisfait de ces périples 

pour l’accueil personnel et celui de mes chansons. 

Mes dates à venir :

— Le samedi 22 novembre à 20h30 à la Binolais de St Senier de Beuvron (Sud-Manche)

             Dans le cadre de Fête de la Confédération Paysanne du département

— Le vendredi 5 décembre à 20h30 à Bannalec (Finistère)

— Le samedi 6 à 20h à Plogonnec . A « Ligne 21 » ( 06 68 58 34 98)

— Le dimanche 7 à 16h  à Plogonnec aussi mais adresse différente.

— Le mercredi  4 février 2026 à 19h30 au « Ripaillon »  à Nantes  (30 mn puis scène ouverte)

               31 rue Esnoul du Chatelet  quartier Pirmil

     D’autres dates et lieux sont en train de se finaliser, en particulier un retour aux alentours de Toulouse et un retour aussi à Bourges en Juillet

     Je vous y attends et si vous avez une idée quelconque concernant lieux ou dates, je suis preneur bien sûr. Merci.

     Aujourd’hui, je vous invite au Québec. Un ami Franco-Québecois m’a dit que je devrais aller chanter là-bas,( ils aimeraient bien mes chansons!) mais voila, mon camping-car est trop âgé pour pouvoir y adapter des foils ! ( Si,si, je me suis renseigné!) , donc j’vas moins loin !

    Je vous mets des liens pour écouter Richard Desjardins, je vous l’avais déjà proposé en 

août 2022,avec « Vas-t-en pas » et ici, vous aurez un film et quelques chansons.

    En 1999, il a tourné un film sur la déforestation dans le nord Québec,  » L’erreur boréale » qui a fait pas mal de bruit là-bas et là, je vous mets un autre film sur l’histoire des mines intitulé « Trou Story »  et c’est une image pas très idyllique de la Belle Province qu’il nous fait découvrir. Il dure 1h 19 quand même! Peut-être écoutez d’abord les deux chansons pour être dans le climat?

    J’espère vous faire passer un bon moment dans ce si joyeux mois de novembre !

Amitiés chansonniesques !

A bientôt.

Michel

Richard Desjardins, Trou story

Festival du livre de Mouans-Sartoux 2025: L’AEAP à l’honneur

« Il existe un lieu unique où les principes philosophiques fondateurs sont réunis. Humanisme, solidarité, culture sont ici exploités en pleine conscience et s’expriment dans l’art de dire et de montrer… Les livres se réunissent et leurs pères viennent parler d’eux… » Ainsi était présenté ce festival dans Le lien des écrivains et artistes paysans de 2015 qui mentionnait notre première participation en 2014.

En 2025 l’AEAP était donc présente pour la douzième fois au Festival du livre de Mouans-Sartoux. Six auteurs sur son stand (Monique Brault, Paul Rousguisto, Jean-Paul Sozedde, Michel Boudaud, Jean-Noël Falcou, Jacqueline Bellino) et deux autres adhérents (Robert Gaymard et Brigitte Galliano) placés par leur éditeur sur le stand d’une librairie. Un beau stand bien placé dans l’espace littéraire qui voit défiler en trois jours plusieurs dizaines de milliers de lecteurs. Car pour la circonstance, toute cette petite ville de 10 000 habitants, située entre Cannes et Grasse, se transforme en une immense médiathèque à ciel ouvert, entièrement vouée à l’accueil des auteurs et du public. Des livres bien sûr, à profusion, mais aussi des spectacles, conférences, débats, un peu partout, avec pour unique thème, dans cette commune engagée qui vit bien : « Comment mieux vivre? »

Alors, quelle fierté pour nous de voir monter sur le podium, au côté, entre autres d’Erik Orsena, l’un de nos membres, Jean-Noël Falcou, pour y recevoir le prix du livre engagé pour la planète. Bravo Jean-Noël pour ce Journal d’un paysan qui a fait l’objet d’articles élogieux dans la presse nationale (Le Monde et Libération) et merci d’en avoir profité pour glorifier notre association dans ton allocution.

Marie-Louise Gourdon, initiatrice et organisatrice du festival depuis 38 ans, remettant leur diplôme aux 4 lauréats, chacun dans sa catégorie : Erik Orsenna, Juliette Duquesne, Jean-Noël Falcou et Emmanuelle Houssais

Une autre fierté que de voir Michel Boudaud, venu tout exprès de sa lointaine Vendée, se produire à la même heure sur un autre podium, dans l’espace Beaux-Livres où il avait toute sa place. La veille au soir il avait donné un récital à Cannes où notre ami Jean-Paul Sozedde lui avait procuré une salle de concert disponible.

A savoir pour l’an prochain : on peut venir à Mouans-Sartoux en train avec 50% de réduction, parkings et navettes sont gratuits ainsi que l’entrée au festival pour le public, et les auteurs sont invités à se régaler des produits bio de la ferme communale au cours de délicieux repas partagés offerts dans le parc du château. Les membres de l’AEAP voisins du festival proposent chaque année d’héberger les membres éloignés.

Michel Boudaud en concert sur la Côte d’Azur

Le week-end des 3, 4 et 5 octobre prochains, notre barde vendéen sera présent sur le stand AEAP du Festival du livre de Mouans-Sartoux. Il en profitera pour donner 2 concerts:

  • Le dimanche 5 octobre il sera invité par le festival du livre de Mouans Sartoux à se produire sur le podium de l’espace Beaux livres à 10h30.
  • Le samedi 4 octobre il sera la vedette d’une soirée organisée pour lui à Cannes.

A Vence, la galerie de Paul Rousguisto, poète et artiste peintre paysan, s’anime

Inaugurée le 12 juillet 2025 (suivre le lien pour visionner l’évènement sur notre site), la galerie de peinture de Paul Rousguisto, où s’exposent également des sculptures, propose désormais des soirées littéraires. Un nouvel élan pour Paul, pourtant toujours fidèle à ses légumes et au marché de Vence.
Nous le retrouverons avec plaisir le 4 octobre au Festival du livre de Mouans-Sartoux.

Clément Mathieu communique :

Bonjour

J’ai le plaisir de vous inviter au Salon du livre de Bugeat (Corrèze) qui se tiendra dimanche 3 août dans les nouvelles halles de la ville.
Je serai présent pour la dédicace de notre livre « Personnalités du Limousin, de Saint-Eloi à Poulidor » avec la librairie partenaire Mymylibri d’Ussel.
Transmettez cette invitation à tous vos amis et vos connaissances. Merci d’avance.
Au plaisir de vous rencontrer. Très cordialement vôtre.

Clément MATHIEU

Professeur de Science du sol (er)
Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer
24, rue de l’Ancienne Ecole normale d’Instituteurs
87000 Limoges
Tél : 05 87 75 70 80/ 06 03 48 85 92
Courriel : clement.mathieu@club-internet.fr
Site Web : clement-mathieu.fr

Billet N°37 de Michel Boudaud

Michel Boudaud sera présent du 3 au 5 octobre sur le stand AEAP du Festival du Livre de Mouans-Sartoux

Billet N° 37 Juillet 25 

Bonjour à toutes et tous,

         Voilà donc l’été et mon billet trimestriel va sur ses quatre mois ! Décidément, tout augmente!

      Petit regard dans le rétro : depuis mars, j’ai fait huit concerts principaux ( hors petites participations éparses) :

    —  Cinq à Bourges et aux alentours, dont la médiathèque, (Merci à Félix Parilla, président de « Poètes en Berry »)

     — Un à Objat en Corrèze (Il paraît que j’ai fait de la concurrence au match de rugby à Brive !)

     –Deux à la Roche sur Yon dont un au temple protestant avec la Cimade

      J’ai  été invité à des émissions « Radio Résonnances » à Bourges et « Radio Graffiti » à la Roche sur Yon. J’ai aussi fait retirer ou rééditer mes deux recueils et mon premier CD, c’est bon signe. Le prix « Arthur Rimbaud » m’a fait du bien à moi, j’espère que ça ne lui a pas fait de mal à lui ! 

     Trimestre bien rempli donc avec de belles rencontres . Je retourne d’ailleurs à Bourges !

     Mon programme pour les mois à venir se structure en trois « tournées » et dans chacune, il y a des probabilités que d’autres dates s’inscrivent dans les jours à venir.

    — Du  26 au 28 août, je serai au congrès des Ecrivains Paysans en Champagne et passerai par Bourges pour chanter le 25 et le 29. Sans doute aussi le 30 et le 31. C’est moins sûr pour le 32 ! 

      –Le vendredi 19 septembre, je serai (c’est un retour !) à Cugnaux près de Toulouse

       –Le 20 aussi

       –Le samedi 27 à Alairac dans l’Aude

      — Dimanche 28, ce sera à la librairie de St Nazaire d’Aude

      — Vendredi 3 octobre ce sera à « Le Val » dans le Var

      — Et aussi du vendredi 3 au dimanche 5, je serai au salon du livre de Mouans-Sartoux  sur le stand des Ecrivains Paysans

      — Le retour se fera sans doute par l’Ariège et le vendredi 10 (ou samedi 11?)

par La « Tartinerie » à Sarrant dans le Gers.

      — Petite grande nouveauté, je « monte » en Bretagne ! Le samedi 6 décembre, je chanterai pour l’asso « Ligne 21 » à Plogonnec (29) et le dimanche en privé à Plogonnec également. Une recherche pour le vendredi. ( J’ai rencontré ces amis bretons dans le Cantal où il « faut » que je retourne d’ailleurs).

   Voila ! Si quelqu’un a quelque idée que ce soit pour densifier l’affaire… Merci.

     Comme d’habitude, je vous joins deux liens pour écoute attentive! Je chante dans un petit choeur de chants classiques (9 personnes) du nom de « Bella Note » et notre concert du 6 avril dernier à l’Herbergement a été « capturé ». Je vous joins la 2ème partie  » Les sept paroles du Christ »  du compositeur du 19 ème Charles Gounot. Il y a des imperfections évidemment mais on est contents quand même NA ! ( Le plus beau est à la fin, la 7ème paroles)

    Le deuxième lien va chercher dans les cabarets parisiens un chansonnier du nom de « René-Louis Lafforgue » qui chante « Le poseur de rail », accompagné à la guitare par un certain Georges Brassens. Une autre  ambiance ! 

    Le tout est à écouter au casque si possible. 

Je vous souhaite un bel été…

Michel

Bella Note     

René-Louis Lafforgue   

Paul Rousguisto inaugure sa galerie à Vence

Rencontré sur notre stand de Mouans-Sartoux, ce poète jardinier est vite devenu un fidèle de notre association. C’est au moment du Covid qu’il a décidé de se lancer dans la peinture, dans un style naïf très personnel qui lui a valu d’être invité à accrocher ses tableaux dans de prestigieuses galeries comme la Citadelle de Villefranche/Mer.

Aujourd’hui une nouvelle aventure commence puisque Paul, croulant sous des œuvres de plus en plus nombreuses, a décidé d’ouvrir sa propre galerie dans sa bonne ville de Vence (06) où par ailleurs il écoule les produits de son exploitation maraîchère sur le marché hebdomadaire.

L’inauguration aura lieu ce samedi midi.

Bonne chance dans ce nouveau parcours cher Paul.

Merci à Jean-Noël Falco de porter la parole des écrivains paysans à la cour des grands noms de la littérature

« Amis parisiens, ce vendredi je ferai partie des 50 auteurs invités à la Nuit blanche des livres, aux côtés de Erik Orsenna, Philippe Besson, David Foenkinos, Tonino Benacquista, La Grande Sophie, Valentin Musso et d’autres grands noms de la littérature francophone.

Je m’y rendrai avec enthousiasme et reconnaissance, en espérant croiser certains d’entre-vous ! »

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Un article dans Libé pour Jean-Noël Falcou

Après Le Monde, c’est le journal Libération qui met à l’honneur le Journal d’un paysan de Jean-Noël falcou dans ses pages Culture. Ce succès rejaillit sur le monde paysan en donnant une image authentique de ce qui nous unit et qui constitue notre identité: le rapport à la Terre.

Jean-Noël Falcou sera présent sur le stand AEAP du prochain Festival du Livre de Moans-sartoux, le premier week-end d’octobre.

Bravo et merci Jean-Noël de redorer le blason du paysan

Festival du livre de Mouans-Sartoux: Invitation

Notre écrivaine-paysanne Monique Brault met une ou deux chambres sur Nice à la disposition des membres de l’AEAP qui souhaiteraient faire le déplacement. (S’adresser à: jacquelinebellino7@gmail.com qui transmettra)
Précision: pour se déplacer du Festival à son domicile il est possible de prendre le train. De même, il est possible d’arriver sur le lieu même du Festival en train via Cannes.
Le samedi et le dimanche midi les auteurs sont invités à déjeuner dans le parc du château par l’organisation.
La participation au stand est prise en charge par l’AEAP.

N’oubliez pas de vous inscrire en précisant le titre et la maison d’édition de votre dernière publication, afin de figurer dans le programme officiel du Festival. Merci