Charles BRIAND
3 rue des Praalats
10700 ARCIS sur AUBE le 20 Juin 2026
Charles BRIAND
Bonjour à tous,
En…f. fin. Je peux vous faire savoir que j’existe encore.
Depuis quelque temps, les années s’ajoutant, ce sont mes forces physiques qui relâchent. J’en suis réduit à renoncer à toute activité. Et j’en étais à ne plus voir que la moitié de ma misère. D’où mes absences aux réunions, dédicaces, rencontres, etc. Et congrès de l’AEAP.
Et puis voilà que j’ai été opéré des deux yeux , le 29 Mai et le 12 Juin. Même encore en soins, je revois… et je revis... C’est rien de le dire. A 90 ans quand même.
Au point d’avoir pu, ces jours, prendre connaissance, et du décès de Chantal OLIVIER, et de tous les messages qui ont été adressés aux siens à l’occasion de ses obsèques. Il est facile de comprendre que je m’associe totalement aux messages de soutien et à ceux qui rappellent combien Chantal était appréciée par sa générosité, sa simplicité, son charisme.
J’ai connu Chantal dans les années 80. Technicien, participant chaque année au Salon de l’Agriculture, j’étais venu au stand des Ecrivains-paysans rencontrer Yvon PEAN le secrétaire de l’époque. Pour lui demander de l’aide en vue de sortir mes livres. Bien sûr j’ai rencontré Jean et Ginette TURMEL les bibliothécaires, mais surtout le président Jean ROBINET, presque mon voisin avec lequel j’ai beaucoup échangé. J’ai connu aussi, Jean MOUCHEL, Claudie MOTHE, Geneviève CALLEROT… Et tant d’autres. Et bien sûr Chantal OLIVIER. Avec laquelle j’ai eu tout de suite un rapport particulier. Presque voisin avec elle aussi, elle Côte d’Or et moi Aube, et bien qu’elle soit plus jeune que moi, nous nous comprenions sur tout.
Plus tard, quand je l’ai pu, j’ai participé aux congrès annuels. Surtout à partir de 2003 alors que Chantal prenait la présidence et que moi j’entrais au conseil coopté par Jean-Louis QUEREILLAHC. Dans le temps, Chantal profitait de ma proximité avec Paris pour me déléguer certaines démarches. En particulier avec le ministère de l’agriculture. Ou l’APCA. Où ,j’avais quelques relations à cause de mes livres. Qui dira combien nous avons travaillé ensemble.
Elle a même pris le temps de venir chez moi, accueillie par Marie-Jeanne comme l’une de nos soeurs. Je lui rendrai la visite en particulier en 2017 pour partir avec elle vers le congrès de Correns dans le Var. Christian devait terminer la vendange.
Hélas, lors des obsèques de René PRESTAT en 2020, si elle était présente en compagnie de Francis MARQUET, j’ai cru remarquer quelques chose d’insolite dans l’attitude de Chantal. Même si c’est vrai, il y avait de quoi être choqué par la présence de ces trois cercueils côte à côte. Ce qui s’est confirmé par la suite. Elle n’était pas là pour les obsèques de Francis quelques mois plus tard.
Puis, quand je l’ai revue au congrès suivant, Chantal n’était plus la même. Pourtant assistée de Christian, elle ne me reconnaissait plus et n’était plus qu’une ombre. Et par la suite, au téléphone Christian ne voulait même plus me la passer. Hélas.
Dire que j’en ai gros sur la patate, de la savoir partie… est-ce utile ? Au contraire j’en suis presque soulagé car me rappelant ses si nombreuses activités et toute sa générosité, je suis persuadé que dans « l’autre monde elle en aura récompense. » N’ai-je pas reçu une formation de chrétien où j’ai entendu prononcer une parole de Jésus selon un évangile de Saint Luc :
« Et l’on versera dans le pli de ton manteau une bonne mesure pressée tassée et débordante car on se servira pour toi de la mesure que tu as employée pour servir les autres. »
Adieu Chantal. C’est tout ce que je te souhaite.
Charles BRIAND
Conseiller agricole en retraite
Ecrivain-Paysan et fier de l’être